Le contrat + huile peut s’avérer pertinent cette année, car il valorise une qualité supérieure, contrairement au contrat TBRI. Ce dernier est le mode de commercialisation le plus fréquemment proposé par les organismes collecteurs. - © G. Omnès
Attention, votre colza de la récolte 2011 contient peut-être de l’or. « La teneur en huile cette année est supérieure aux années précédentes, avec des échantillons qui tournent souvent autour de 46 ou 47 %, explique Morgane Oberling, chez Agricote Courtage.Dans ce cas, nous conseillons à nos clients de commercialiser leur colza en contrat + huile. » Le contrat + huile est, avec le TBRI (toutes bonifications et réfactions incluses), l’un des deux principaux modes de commercialisation utilisés pour vendre des graines oléagineuses. Il inclut un prix de base associé à une qualité standard, définie par la teneur en huile, l’humidité et le taux d’impuretés.
Le prix payé est obtenu par l’application de bonifications (en cas de qualité supérieure à la qualité standard) ou de réfactions dans la situation contraire. Le calcul de la prime se fait de la façon suivante : en huile, la base est de 40 % avec une prime de 1,5 % par point en plus ; humidité : base 9 % et prime de 0,45 % par point en moins ; impuretés : base 2 % et prime de 0,45 % par point en moins.
Le contrat TBRI, en revanche, fixe un prix qui ne valorise pas une qualité supérieure, tout en exigeant un taux minimum de 40 % d’huile. Le prix d’un contrat TBRI est supérieur au prix de base des contrats + huile, avec des écarts pouvant se monter à 20 euros, mais la teneur en huile élevée et la faible humidité de la récolte 2011 rendent le second attractif. « Compte tenu des caractéristiques observées, on peut espérer des primes allant jusqu’à 40 ou 50 euros/tonne par rapport au prix de base », estime Morgane Oberling. Avant d’opter pour cette solution, il convient de faire analyser un échantillon représentatif de son colza par un laboratoire agréé. Pour moins de 100 euros, on peut ainsi disposer d’une analyse pour les trois critères concernés.
PRUDENCE AU STOCKAGE
Une fois l’analyse réalisée, mieux vaut vendre son colza dans les mois qui suivent. Les caractéristiques sont en effet susceptibles d’évoluer pendant le stockage.Autre contrainte : certains acteurs du marché contractualisent par lots de 100 tonnes. Si l’on dispose d’un volume moins important, celui-ci sera complété par un lot appartenant à un autre producteur. Demander le résultat de l’analyse réalisée sur l’autre lot est donc une précaution nécessaire pour s’assurer qu’il ne dégradera pas la qualité de son propre colza. C’est en effet la moyenne qui est prise en compte pour calculer le prix. C’est décidé, vous optez pour le contrat + huile? Il vous reste à trouver un acheteur qui propose ce type de transaction. C’est rarement le cas des organismes collecteurs. La solution peut alors consister à se tourner vers un courtier
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