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Normes sur les émissions polluantesCarburant et lubrifiant de qualité pour moteurs Tier 3

La norme Tier 3 exige des carburants et des lubrifiants de haute qualité. Ceux utilisés actuellement risquent de poser quelques problèmes.


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Les moteurs Tier 3 sont très exigeants sur la qualité du gazole aussi bien pour limiter les rejets polluants que pour préserver le fonctionnement des éléments de haute technologie qu´ils intègrent. Le gazole actuellement employé dans l´agricole (rouge) risque de causer à terme certains désagréments, notamment s´il a subi des négligences de stockage (présence d´impuretés ou d´eau). Il faudra en effet résoudre des problèmes comme le risque de corrosion et de grippage des éléments d´injection (rampes communes, injecteurs pompes.) ou encore le colmatage des filtres et l´encrassement des injecteurs. Le respect des normes impose également une diminution de la teneur en soufre du carburant, agent anti-usure qu´il faudra compenser par un autre additif.
Tout laisse à penser que le gazole agricole actuel ne sera plus utilisable et qu´il faudra faire appel à celui destiné aux véhicules routiers. On comprend également pourquoi l´utilisation des biocarburants est délicate avec les moteurs de nouvelle génération.
Attention à la qualité de votre carburant, les moteurs Tier 3 ne laisseront pas passer la moindre impureté. ©S. Leitenberger

Biocarburants : 5 % tolérés en mélange avec le gazole
Selon les constructeurs, ces moteurs tolèrent 5 % de biocarburants en mélange avec le gazole (préconisations des fournisseurs des systèmes d´injection haute pression). Au-delà, la filtrabilité, l´oxydation des biocarburants ne permettent pas la garantie du bon fonctionnement et de la durée de vie du moteur. Les biocarburants concernés sont les esters méthyliques d´huiles végétales(1). Concernant l´huile végétale pure (HVP), les motoristes avancent que ses propriétés sont trop éloignées de celles du gazole, avec par exemple un indice de cétane très bas, la rendant inadaptée au fonctionnement très pointu des moteurs Tier 3. Ils n´envisagent l´huile que pour les moteurs Tier 1. Les constructeurs appliquent d´ailleurs leurs recherches à de nouvelles sources de biocarburants autres que l´HVP.
John Deere travaille ainsi sur l´incorporation de carburants synthétiques obtenus à partir de déchets végétaux (bois, plantes entières.) dont les qualités seraient très proches de celles du gazole. Pourtant, bon nombre de tracteurs dans les campagnes fonctionnent déjà à partir d´HVP qu´elle soit en mélange ou non sans que cela ne pose de problème à leurs utilisateurs. Cette solution attire
d´ailleurs de plus en plus d´agriculteurs, soucieux de diminuer leurs charges de carburants et de valoriser leurs cultures.
La place du lubrifiant est particulièrement importante dans le respect des normes d´émissions. En effet, il est responsable d´un tiers des émissions de particules. Malgré les efforts des motoristes pour améliorer l´étanchéité des moteurs, un film d´huile subsiste en permanence sur les parois des cylindres. Ces traces d´huile sont en partie brûlées lors de la combustion du carburant, générant les particules.

Des lubrifiants normalisés pour les nouveaux moteurs
L´utilisation de techniques comme l´EGR engendre plus de NOx dans l´huile qui doit donc offrir une plus grande résistance à la nitroxydation et présenter des propriétés dispersantes et anti-usure améliorées. De nouvelles normes ont été créées pour répondre aux spécifications propres à ces moteurs : API et ACEA. L´ACEA, Association des constructeurs européens d´automobiles, a créé des normes E1 à E5 (E pour les diesels de véhicules utilitaires et poids lourds). Elles évoluent en parallèle avec les normes américaines API dont les essais sont réalisés sur des matériels américains et répondent aux contraintes propres à ces véhicules.
La réduction des frottements internes dans les moteurs passe aussi par l´utilisation d´huiles plus fluides : 10 W 40, 10 W 30 ou mieux encore 5 W 30. Toutes ces évolutions se feront autour de bases synthétiques ou non conventionnelles qui permettront aussi d´espacer les intervalles de vidanges.

Article réalisé avec la participation de Pierre Laroche.
(1) L´EMHV, appelé aussi Biodiesel, est obtenu de manière industrielle par réaction du méthanol sur de l´huile végétale.
 

 

 
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